Monday, February 28, 2011

AL Shebab menace le Kenya alors que les combats se poursuivent côté kenyan

Au Kenya, des militants somaliens Al Shebab ont menacé le pays de représailles pour son soutien au gouvernement de transition somalien. Depuis une semaine, des combats dans la région de Mandera s'intensifient, à la frontière entre le Kenya, l’Ethiopie et la Somalie. Vendredi des membres de la croix rouge kenyane a Mandera ont été visés par de tirs dus a des combattants Al Shebab. La région reçoit ainsi un afflux sans précédent de refugiés somaliens.
-- 
Le porte-parole des insurgés somaliens du groupe islamiste Al Shebab s’est exprimé dimanche. Sheikh Ali Dhere a prévenu que le groupe ne tarderait pas à se venger en attaquant le Kenya, accusé de soutenir le gouvernement fédéral de transition somalien. Il a ainsi menacé le pays d’attaques terroristes.
Le Kenya entraine en effet près de 600 soldats somaliens dans la région de Mandera à l’ extreme nord-est du pays, qui devraient être déployés sous peu en Somalie.
Ces menaces ne sont pas une première, mais avec les combats qui se multiplient en Somalie juste à la frontière nord-est du Kenya, les violences se sont décuplées depuis une semaine, rendant la situation encore plus instable à Mandera.
Vendredi dernier, des tirs de militant Al Shebab ont même atteint l’immeuble hébergeant la Croix Rouge kenyane.
Le porte-parole de l’organisation, Titus  Mung'ou raconte le déroulement des événements…
« Ce qui s’est passé, c’est que des missiles et des échanges de tirs près de la frontière ont atteint notre bureau a Mandera. Des balles ont atteint les murs de nos bureaux et d’autres bureaux d’autres organisations de Mandera du fait de la proximité de la frontière et des combats. Certains membres de notre équipes ont du rester enfermés dans le bureau pendant un moment avant que le cessez-le-feu ne leur permettent de quitter le bureaux… ».
Selon lui, il est évident que les tirs viennent de militants Al Shebab…
« Ce que nous savons ici c’est que les militants Al Shebab combattent contre les forces alliées au gouvernement transitionnel fédéral de Somalie… ».
Parallèlement, des milliers de réfugiés ont fui la région du côté somalien pour trouver des abris temporaires ou non au Kenya. La Croix rouge kenyane pourrait avoir rapidement besoin de soutien pour assurer la sécurité de ces quelques 3000 arrivants…
« Avec un afflux de centaines de refugiées venant de différents points frontaliers, nous avons commencé hier a enregistrer les réfugiés arrivant au Kenya a partir de 15h heures locales, après le cessez-le feu. Nous avons reçu 400 personnes et aujourd’hui nous attendons plus de trois fois ce nombre et nous voulons aussi commencer a distribuer de l’aide ».
Dans la région de Dadaab, un peu plus au sud, les camps de réfugiés du HRC de l’ONU accueillent déjà plu de 300 000 Somaliens alors qu’ils sont dotés de structures prévues pour 90 000 personnes…
Nombre d’entre eux vivent temporairement dans de tente de fortunes, aux abords des camps, comme Muslima Hassan, mère de 4 enfants qui a fui les combats s’intensifiant à Mogadiscio, la capitale somalienne.
« J’ai fui la Somalie du fait de la guerre. Je suis venue avec mon mari et mon bébé et puis mes autres enfants ont pu nous rejoindre. Mais quand nous sommes partis nous pensions que nous vivrions dans de meilleures conditions… Nous manquons d’eau et nous n’avons pas assez de nourriture ! Et puis mon mari est handicapé, il ne peut pas travailler et moi non plus, et nous n’avons personnes pour nous aider ».
Les menaces des militants Al Shebab sont considérées comme inquiétantes par la plupart des spécialistes de la sécurité dans la région. Ainsi, en juillet dernier, les militants islamistes somaliens ont mis à exécution leur menace contre l’Ouganda, qu’ils accusaient de collaborer avec le gouvernement somalien en envoyant des soldats au sein de la force de l’Union africaine. Deux bombes avaient alors fait 76 morts dans le pays pendant la coupe du monde de football.
Melissa Chemam, à Nairobi.


Tuesday, February 22, 2011

Besigye is still not accepting defeat

After losing the last week’s elections to President Museveni of the National resistance Movement (NRM) with a difference close to 50%, Dr. Kizza Besigye of the Inter party Cooperation (IPC) has declined to accept defeat.

Besigye who went into elections with assurance of winning the elections claims that the exercise was full of malpractices like bribing voters and rigging votes at the polling stations.

While talking to the media at his offices in Najjanankumbi Kampala today Besigye said that the top organ of the party is organizing to meet and forge a way forward to challenge the electoral commission on the 2011 election results.

During campaigns the aggrieved Besigye has been saying that he will not go to court for redress but will use other avenues.

The results that were announced by the Chairman Electoral Commission Badru Kiggundu in presence of the international observers on 20th, President Museveni polled 68.38% while Retired Col. Dr. Kiiza Besigye Warren Kifefe polled 26.01% leaving the rest six candidates a of share of 5.6%

African Union observers fault election in Uganda

Sapa-AP - AFRICAN Union election observers said Uganda's presidential poll suffered from several shortcomings, and two losing candidates are calling for Egypt-style protests.

President Yoweri Museveni, leader for 25 years, won Friday's election with 68% of the vote. Top challenger Kizza Besigye won 26%.

The leader of the AU observer mission, Gitobu Imanyara, said yesterday that many voters couldn't vote due to poor management of polling centres.

Two losing presidential candidates yesterday threatened to mobilise mass protests against the government.

Sunday, February 20, 2011

Museveni réélu - ses partisans en fête à Kampala



En Ouganda, la commission électorale ougandaise a annoncé ce dimanche après-midi que le chef de l'Etat sortant, Yoweri Museveni, avait été réélu président de l'Ouganda. Le taux de participation s'élève à 59,29%.
Selon la commission électorale ougandaise, Yoweri Museveni a remporté 68% des suffrages. Mais ce résultat a été immédiatement rejeté par l'opposition. Son principal adversaire, Kizza Besigye, a affirmé que le scrutin avait été entaché de fraudes et qu'il rejetait les résultats. D'après la commission, Kizza Besigye a recueilli 26% des suffrages. Les rues de la capitale Kampala ont été envahie de célébrations diverses pour le parti au pouvoir depuis 25 ans, le NRM, mais aussi pour les candidats de l’opposition vainqueurs de certains postes de députés. Notre correspondante était sur place.
--

Les partisans du président Yoweri Museveni et de son parti le NRM ont envahi les rues de Kampala à l’annonce des résultats… Ceux-ci ont été donné à 16h30 précises sur toutes les radios du pays.
Se déplaçant a dos de scooters et de camions de campagnes, ils ont crié leur joie sans restrictions, aux sons de leur slogan « stabilité et unité ».
Selon la Commission électorale ougandaise, Yoweri Museveni a remporté 68% des suffrages du scrutin présidentiel. Mais l'opposition a rapidement contesté ce résultat.
Selon le principal adversaire de Museveni, Kizza Besigye, les fraudes ont été trop massives pour accepter cette victoire.
Le président de la Commission électorale, institution jugée favorable au régime en place par la coalition de Besigye, a rejeté les accusations d'irrégularités.

Besigye a promis de se réunir avec les autres membres de l’opposition pour agir. Mais il a renoncé à recourir à la justice. Et a travers sa porte-parole, son parti le FDC a également déclaré n’appeler personne à descendre dans la rue… « Nous n’avons pas dit que nous encouragions nos partisans à aller dans les rues, nous avons dit que nous n’irons pas devant la justice, et que c’est eux citoyens de décider quoi faire ».

De leur coté, les partisans de l’opposition ont célébré la victoire d’importants députés dont le Bugandais, proche du Roi du Buganda, Moses Kasibante et la deputee Nabila Sempejja.


Les missions d'observation électorales du Commonwealth et de l'Union européenne ont quant a elle dénoncé d'importantes lacunes dans l'organisation du scrutin et son caractère inéquitable en raison des fonds mobilisés par le parti au pouvoir. Mais elles ont jugé le scrutin plus démocratique qu’en 2006.

Trois organisations régionales, l’IGAD, la COMESA and la Communauté de l’Afrique de l’est ont elles déclaré les élections libres et transparentes…

Museveni, 66 ans, a misé sa campagne sur la paix - avec le départ de la rébellion de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) du nord du pays - et sur la manne pétrolière attendue avec l'exploitation à partir de 2012 d'importantes réserves pétrolières.

Melissa Chemam, à Kampala, pour BBC Afrique




Uganda's elections free and fair according to the Uganda Human Rights Commission

Uganda Human Rights Commission has declared the 2011 presidential and parliamentary election free and fair. UHRC chairman, Mr Med Kaggwa, said the election was largely peaceful and calm. 
“The Commission is so far satisfied with the way the elections have been conducted and we would like to commend the Electoral Commission, police, security agencies and all Ugandans at large,” Mr Kaggwa said.

Saturday, February 19, 2011

Museveni en tête selon les premiers résultats


En Ouganda, le président Yoweri Museveni, est crédité de 71,38% des voix, selon des résultats de la commission électorale portant sur pres de 50% du nombre d'électeurs inscrits.
La commission électorale a publié samedi en début d'après-midi des résultats partiels portant sur un peu plus de 3,5 millions de bulletins de vote. Les Ougandais votaient hier pour élire leur prochain president mais aussi pour renouveler leur parlement. Museveni est au pouvoir depuis 1886 dans le pays.


--

Les sondages l’annonçaient… les premiers résultats semblent le confirmer. Le président ougandais Yoweri Museveni arriverait en tête du scrutin présidentiel.
Les résultats préliminaires de l’élection présidentielle annoncés samedi après-midi par la Commission électorale ougandaise montre que le président sortant a en effet une avance considérable sur ses rivaux, avec près de 70% des bulletins dépouillés en sa faveur.

Son principal rival, le candidat de l’IPC, Kizza Besigye, obtiendrait quant à lui seulement 23%. 

A ce stade, près de la moitie des bulletins ont été comptés. Les résultats définitifs de la présidentielle seront dévoilés dimanche en fin de journée.

Le président de la Commission électorale ougandaise, Badru Kiggundu, a affirmé que le dépouillement se déroulait sans encombre, mais a reconnu des problèmes techniques durant le vote vendredi.

Selon John Mary Odoy, le directeur du Groupe de surveillance de la Démocratie, des irrégularités ont été constatées vendredi, dont des bulletins déjà marqués au nom de Museveni et des observateurs qui se sont vus refuser l’entrée dans les bureaux de vote.

Yoweri Museveni est au pouvoir depuis 1986 en Ouganda, et pour l’opposition cette élection devait être celle du changement. Mais pour l’ensemble de la société ougandaise, la réélection du président semblait inévitable.

Le candidat Kizza Besigye a quant a lui affirmé que le vote a été marquée par des fraudes massives. Lors d’une conférence de presse ce samedi soir, il a appelé l’opposition a se réunir pour agir. Il appelle toujours ses partisans a descendre dans la rue… Il devrait annoncer son plan d’action ce dimanche, avant la proclamation des résultats officiels.

             Melissa Chemam a Kampala pour BBC Afrique



Uganda's president leads big in early vote returns



By MAX DELANY and GODFREY OLUKYA - Associated Press

KAMPALA, Uganda -- (AP) Returns from Uganda's presidential election announced Saturday showed President Yoweri Museveni with a huge lead over his nearest rival, making it likely he will extend his 25-year hold on power.

With half of the votes counted, Museveni had about 70 percent of the ballots cast. His top rival, Kizza Besigye, had about 23 percent of the votes. Museveni took an early lead during vote-counting.

Final results are to be announced Sunday.

Electoral Commission chairman Badru Kiggundu said counting was going smoothly but he said there had been some problems on voting day. John Mary Odoy, director of Democracy Monitoring Group, said several abnormalities were reported during Friday's vote, including ballots pre-marked for Museveni's party and observers being refused access to polling stations.

"There is no election in the world that is 100 percent without problems," Kiggundu said.
"We are only five years into the current multiparty system."

Museveni, an ex-rebel commander who seized power at the head of a guerrilla army in 1986, once criticized African rulers who clung to power. But he sought another five-year term as a president who has fostered peace, stability and growth.

Museveni, who is vague about his age and is either 66 or 67, has mostly escaped the wrath recently aimed at other long-serving African leaders.

Kizza Besigye plans to release his own tally of results and is threatening Egypt-style unrest if the results are out of line with his backers' expectations.

Besigye insists Uganda is ready for popular revolt. Museveni has said there will be no Egypt-style protests in his country and that he will jail anyone who attempts to spark unrest.

While previous election campaigns were marred by violence against opposition candidates, observers say Museveni allowed opposition candidates a freer hand to campaign this year, perhaps thinking that allowing true competition would win him points with voters.